Est-on libre de ne pas être con ?
I- En préambule soulignons la pauvreté sémantique et générique du mot, « con ! »
Attribuer l’appellation « con » à quelqu’un ou à soi-même, oui, mais tant qu’à faire avec des mots qui ne manquent pas de jus pour ne pas être trop génériques,
. Le mot « con » n’est pas très défoulant pour l’envoyeur, car il cerne mal sa victime.
. Le mot « con » n’est pas très réactif ou motivant pour le destinataire, qui se sent peu identifié.
Alors qu’il nous faut être créatif : C’est un honneur pour un « con » que d’être traité de : demeuré, , lobotomisé, décérébré, baltringue, blatte, bouliste, barge, mickey, déjanté, délatté, bouffon, glob, streum, rhala flippé, disjoncté…
II- Une approche en trois points des critères de l’état ou de l’agir « con »
En effet on peut s’estimer être « con » ou les autres nous juger comme tel, sans qu’on le soit réellement, ou inversement se croire génial alors qu’on est « con », il nous faut donc un référentiel sachant que deux phénomènes de base et d’expérience se posent à nous :
. Soit on est juste assez « con » pour se rendre compte que l’on est « con », et cela est douloureux mais on peut user de notre volonté et liberté afin de nous améliorer.
. Soit on est tellement « con » que l’on ne se rend plus compte que l’on est « con », et cela est confortable mais peu propice à une amélioration, et l’on mourra avec.
Approfondissons donc en trois points le concept de « con :
II- 1 Un questionnaire simple de 10 items pour vous aider à vous situer
.Quelqu’un d’autorisé (comme Sarkozy par exemple) vous a –t-il traité de con (ou taxé d’un élitiste pauvre con !) ?
.Votre carte d’identité porte-telle comme signe particulier, « con » ?
. Votre coiffeur vous fait-il payer un supplément car vous avez une tête de con ?
. Préférez-vous être con et tranquille toute votre vie ou avoir les soucis d’Eric Woerth ?
. Préféreriez-vous être volontaire pour bombarder l’Afghanistan ou volontaire pour prendre les bombes sur la gueule ?
. Avez-vous déjà eu envie d’éradiquer tous les cons pour rester seul au monde ?
. Votre grand-père avait-il souscrit des emprunts russes, votre père des actions d’Eurotunnel et vous-même des comptes Madoff ou Wash-Wash ?
. Auriez-vous fait la différence entre une cabine de douche et une chambre à gaz ?
. Préfèreriez-vous mourir fièrement pour la patrie ou déserter avec un peu de honte ?
. Quand on crie « Hé Ducon » dans la foule, vous retournez-vous ?
Chacun selon ses réponses établira de lui-même un diagnostic lucide et sincère, et prendra les mesures correctives appropriées si nécessaire, aucune cotation ni empans docimologiques ne sont fournis.
II-2 Etre « con » ou jouir d’une liberté intrinsèque dont on n’use pas
A la naissance nous avons été livrés avec une Raison, une capacité de vivre en intelligence avec les choses et nos semblables, et enfin avec un potentiel de bon sens.
Nous émargerions donc à la catégorie « con », dès lors que nous n’utiliserions plus, par paresse, manque de volonté ou d’exigence, manque d’exercice de notre intelligence, ce formidable appareillage pour :
. Ne pas raisonner et juger, et adopter la première opinion venue.
. Ne pas se déterminer seul, mais suivre le premier mouvement de masse venu.
. Ne pas savoir écouter son bon sens ou le bon sens, et penser et agir en dépit du bon sens.
. Ne pas avoir une attitude réfléchie et pondérée, pour adopter un agir méchant ou légumier.
II-3 Etre « con » : N’être pas conforme à un référentiel de civilisation ?
« Quand l’homme cessa d’être singe, il fut con » dit le philosophe Cavanna, la chute du pêché originel nous éloigne de l’intelligence instinctive, ce qui signifie que la civilisation peut être œuvre de con et anti-naturelle, nous autres vainqueurs et seuls sur la planète qu’on épuise !! Et nous sommes jugés « con » par rapport à des valeurs de Raison universelle, si nous incarnons mal ces valeurs pour être imbécile, idiot, inapte au bon sens, inepte…..
Et par anthropomorphisme suraigu nous appliquons ces valeurs de Raison aux choses, (« con » comme un balai) ou aux animaux (« con » comme un chien corniaud) ; Mais ces choses et ces animaux ont-ils la liberté de transiger avec leurs valeurs instinctives de l’espèce ? L’homme juge avec son référentiel ce qui répond à un autre référentiel.
Dans ce cadre de civilisation, nous avons le loisir d’épuiser la notion de « con », pour incarner le con qui vote, qui paie, qui quête le bonheur sous Prozac, qui consomme par Désir détourné, qui croit connement que la femme est l’avenir de l’homme, qui mange 5 fruits et légumes par jour, qui doit boire quand il fait chaud, qui meurt pour l’Alsace-Lorraine, qui éructe ou pleure devant un journal d’informations fabriquées, qui tue pour l’Afghanistan, qui trie ses déchets, qui croit que l’IRPP est progressif par tranche, qui plastronne en con universel et triomphant, en con moral, en con féroce….en con fort de ses droits de con…..
Mais les « cons » que nous sommes, en permanence ou par intermittence, par suivisme et mouvement de masse, changent toutes les valeurs en « merde»:
. L’amour devient mélo
. La bonté devient connerie ou faiblesse
. La science devient gadget
. La distinction devient quant à soi
. La danse de village devient folklore
. L’assassin Eichmann devient finalement kantien
. Le Bon Dieu devient censeur
. L’amour de son village devient nationalisme
. La belle fille devient starlette
. Le facteur devient préposé
. La philo devient consolatrice et palliative de la souffrance actuelle
. Le moindre film ou livre inepte devient « culte » en deux mois
Et bardés de notre connerie, avec certitude, sans accès au doute et sans la moindre intelligence avec le milieu ou nos semblables, nous sommes prêts à tous les lynchages, les vindictes, les pogroms, les vaches sacrées, les croisades, la censure, les cimetières pour chien, l’inquisition, les sciences occultes, le napalm, l’apartheid, la grande peur du voile et de l’islam, les réchauffeurs de planète, la chasse à l’étranger ou à l’immigré….Pour résumer écoutons Léo Ferré dans son Requiem, soulignant le manque paradoxal de lien d’intelligence avec autrui, « ces milliards de cons qui font la solitude ».
III- De l’homonymie entre le statut de « con » et le « con » désignant le sexe de la femme
En effet quel lien établit-on entre le nom du sexe de la femme et l’individu « con » ? L’individu demeuré proche, à se confondre, avec l’organe de la femme qui l’a engendré et avec lequel il semble encore s’identifier, montrerait qu’il stagne à cette imperfection de l’origine, sans tendre vers une fin plus élevée en conscience. Demeurer « con » constitue-t-il une fin subjective en soi, ou devons-nous par destination tendre à atteindre une autre fin plus élevée, comme exercice normal de notre liberté ?
* *
Nous n’avons pas épuisé le concept de « con » et même le verbe « déconner », est-ce traduire que l’on a joué au « con » sans en être dupe juste pour abuser l’interlocuteur (dé-conner au sens d’être hors de la connerie), ou n’est-ce pas plutôt prendre une fausse distance par rapport à sa connerie réelle ? C’est en tout cas signifier qu’on peut être libre de ne pas être con, mais est-ce si sûr car ce sont les autres qui jugent.
Le temps de Noël n’est pas logique !!
On avait la main invisible du marché, la main invisible du footballeur Thierry Henri, et en cette période, les forces surnaturelles reprennent le dessus !!
Moi qui tente de m’imprégner de logique d’Aristote et de Descartes, je me sens retomber dans le paganisme celte et le christianisme primitif !! Tout n’est plus que ruminement de la nature que nous ne sommes finalement pas parvenu à apprivoiser !!
.Dans le Temps de l’avent nous sommes tous des devins, on voit ce qui va advenir en interrogeant le destin, pour les récoltes, les promis au mariage, le dépistage des sorciers…. L’homme se défait de sa logique pour amadouer les forces de la nature ….et que je te pose des devinettes comme s’il s’agissait en cette fin de cycle, certes sur le mode poétique, de re-créer le cosmos pour la nième fois à partir du chaos !!
. Et chacun se veut magicien ou méchant sorcier, prompt à obtenir en plein hiver les roses de mai, de Noël ou de Jéricho, voire même des rameaux fleuris, par la seule puissance de son souvenir !! Et pourquoi pas des fraises à Noël ?
. Et c’est quoi ça d’envisager même de marier sa fille à un serpent même pas transformé en humain comme dans la Belle et la Bête !! Comment admettre que cette jeune fille puisse aimer et convoler avec un inhumain ? C’est du rhésus étranger qui renforce certes, mais à quel prix !!
. On balance sans cesse entre le Bien et le Mal dans une éthique flottante, entre la pomme du pêché et le bredele de l’hostie non consacrée, la récompense ou la punition des enfants…
. Les animaux parlent la nuit et prédisent l’avenir car ils ont été dotés de parole en souvenir des bons offices envers le Christ, manifestations surnaturelles qui font mentir Descartes. Les animaux disent la Vérité mais il est fait défense à l’homme de les entendre. C’est quoi ça, la réunion et l’unité de la nature ? Est-ce l’animal parvenant au stade humain de la parole ou l’humain redevenu animal ?
. Toutes les lois et l’ordre sont brouillés et remis en cause, c’est un véritable hiatus entre deux cycles, une intolérable période de non-droit, tout est en suspension pendant 12 jours.
. Période sainte mais aussi avec des nuits effrayantes, nous ne sommes plus sûrs de rien !! Ca sent les saturnales de tous les excès, mais de Saturne qui dévore ses enfants on passe au Père Noël bien trop bienfaisant à mon goût.
. Et c’est quoi cette manie d’envoyer des jeunes filles en déshabillé dans la forêt en pleine froidure, pour aller quémander leur destin nuptial à des forces surnaturelles ? Le contact avec le froid serait-il nécessaire pour devenir adulte ? Et pourquoi pas le contact avec le chaud, comme Jeanne sur le bûcher au solstice d’été.
. L’ici-bas et l’au-delà sont perméables, les morts menacent de revenir à la faveur de la nuit qui gagne sur le jour, il leur faut des cadeaux pour rester où ils sont. D’habitude on prie pour les morts, mais là on prie les morts de ne pas revenir !!
. Le Père Noël distribue des jouets venus de l’au-delà ; Il est masqué et costumé mais il a parfois la voix rauque et connue de la voisine. L’Alsace est la seule région où le père Noël est une fille, Chistkindel avatar androgyne de Ste Lucie venue de Sicile, pour distribuer des cadeaux !!
. C’est quoi cette autorisation donnée au père Noël d’entrer de nuit et par effraction dans nos habitations, sous prétexte de nous faire des dons anonymes ? De la violation de domicile sous le couvert d’une pensée magique débilitante et infantilisante !!
.C’est la période des contes et des mythes, l’obscurantisme, l’animisme prévalent, ça fait un peu fin de siècle des lumières bien tamisées !! Socrate réveille-toi on est devenu flou ! .
. C’est le temps des mages plus que des sages, c’est la venue des avatars qui connaissent les prédictions. Ils apportent des cadeaux de naissance bizarres, imaginez qu’à la naissance de votre petit-fils vous veniez à la maternité avec de l’or de l’encens et de la myrrhe !!
.On s’interroge, que faire des Vieux sages ? les faire disparaître en forêt ou les protéger ? . Les ancêtres sont bienveillants et de bons esprits mais aussi malveillants, et nos parents déguisés en père Noël s’affublent du masque de ces ancêtres disparus le temps de ces folles nuits. Bizarrement la sagesse des vieux doit passer par les jeunes.
.On ne symbolise pas, on ne rationalise pas mais on re-créé les scènes primitives, on rejoue les mystères dont celui de la crèche avec des êtres vivants. On ne sait même pas si le Christ est matériellement dans la crèche ou dans l’eucharistie.
.On ne connaît pas le statut du père Joseph, est-il le père terrestre adoptif, ou a-t-il procuration de Dieu ? Son corps est ici mais sa tête ailleurs, Il est présent matériellement mais pas très spirituellement.
. Et puis c’est quoi ce père Joseph qui ne semble agir que sur injonction, injonction de qui ? « Tu emmèneras ta femme accoucher dans une mangeoire, puis tu la mettras sur un âne pour aller en Egypte… », ça ressemble à quoi ça ? Est-ce que c’est digne de la condition féminine ?
.Marie la parturiente est soit représentée couchée ou soit agenouillée, j’ai rarement vu une accouchée agenouillée devant son enfant
.Jésus naît fils de l‘homme le 25 décembre mais le 6 janvier il naît fils de Dieu avec l’épiphanie! Sans compter qu’il va ressusciter, alors ça sert à quoi de faire mourir les gens si c’est pour les ressusciter ?
Finalement en ce temps d’hiver on joue à se faire peur, car on sait que la nature va reverdir, et même le Christ sait déjà qu’il va ressusciter.
Nous sommes dans un sentiment d’attente, une sensation cosmique, plus émotive que cérébrale, et plus mythique que logique. Au fond de la nuit noire, naît malgré tout l’espérance
Gérard
Retour vers le menu “philousophe”
Le Père Noël croit-il encore aux enfants ?
Lettre du Père Noël
Mon cher Ami,
Je ne crois plus aux enfants. Je dirai même que les enfants, en fait, n'existent
plus.
Bien entendu, les humains ont une progéniture, une descendance, des petits,
des mouflets.
L'« enfance » est un phénomène de nature, la première période de la vie humaine,
mais l'« enfant », tel que vous le concevez aujourd’hui, n'est lui qu'un phénomène
de culture récent auquel je ne crois pas. L’enfance du petit d’homme était celle
d’un être se développant entre les exigences naturelles de son état d’enfance, la
confrontation à l’existence humaine, et les contraintes culturelles de sa société
de naissance.
L’état d’enfance c’était un apprentissage, une éducation qui devait
lui permettre de prendre la place qui lui était dévolue dans un ensemble, en se soumettant
à l'autorité.
J’avais ma place dans ce monde de l’enfance, père universel de substitution,
père bonhomme ou père fouettard, père sans enfants et sans parents, père non-géniteur,
comme un Père adoptif de tous les enfants. Les psys disent de moi que je suis une
figure non conflictuelle du père œdipien, et que la fin de la croyance au Père Noël
coïncide avec la fin de la phase œdipienne du développement de la personnalité de
l’enfance.
Or les instances éducatrices ont explosé. L’enfance est perçue maintenant,
non comme l’apprentissage à l’appartenance à un groupe de référence, mais comme la
préparation à une juxtaposition de légitimités individuelles. Le conflit a ripé de
l’ordre social au registre du désir. Toute contrariété est vécue comme une injustice
insupportable. L’absence de valeurs communes est patent, la parole de chacun ayant
le même poids. Mais je n'y suis pour rien, et je ne reconnais pas ces chiards hurlant
dans les supermarchés à s'en faire péter les cordes vocales parce que les parents
n'ont pas déposé dans le chariot la boite colorée inutile qui passe à la télé. Voilà
ce que vous avez fait de votre descendance en lui attribuant le statut 'd'enfants »,
c'est à dire d'adultes en miniature. (Tant dans les comportements que dans les vêtements).
Non,
je ne crois plus aux enfants.
On a dit que j'étais un phénomène de laïcisation, que dans l'école laïque, dans les
mairies, je remplaçais la crèche alors que les bœufs y accrochent encore le portrait
de l'âne. Les chrétiens célèbrent à Noël la naissance de Jésus Christ qui, non seulement
était fils de Dieu, ( encore un fils à papa !) mais aussi d'excellente famille du
côté de sa mère. Ce Jésus est né dans une étable, parce qu’à l’époque, déjà, certains
propriétaires refusaient de louer aux Juifs. Est-ce pour cela qu'il n'y a pas de
crèches dans les mairies?
Pour commémorer cette naissance, certains mettent un petit
Jésus dans la crèche, alors que d’autres préfèrent que ce soit le Père Noël qui entre
dans la cheminée.
J'ai pu être perçu sous bien des formes, mais toujours je faisais
des cadeaux, un don gratuit à l'enfance, alors que vous en avez fait une obligation,
m'ôtant même le choix du cadeau pour le laisser à ces affreux moutards, dont l'appétit
n'est jamais satisfait.
Mais si Noël a une histoire, cette fête conviviale fait, de
nos jour, oublier le passé, ne s’occupe pas de l’avenir et ne s’intéresse qu’aux
présents.
Le don correspond à un rituel dans les sociétés tribales.
Le cadeau, qui semble consenti et libre, est en réalité une contrainte sociale et
definit un rapport proche de l’agression, qui exige, en réciprocité un contre-don.
Je sert à éviter que chacun se sente en dette, à éviter la nuisance du potlatch,
l’obligation de donner, celle de recevoir et celle de rendre encore plus.
Mais ces
enfants là, n'ont plus ce problème.
On a dit que j'étais une création historique récente. Il y a toujours eu des fêtes
où l’on faisait des cadeaux aux enfants. Mais l’économie des dons/contre-dons au
sein de la famille apprend à l’enfant à avoir des demandes matérielles, a formuler
ces demandes (la lettre au Père Noël) : bref, il est éduqué à désirer obtenir des
biens matériels, et à les recevoir " magiquement " d'une " main invisible ".
Lorsqu’il
reçoit ce qu’il a demandé, lorsqu’il est comblé, l’enfant ne se sent pas en dette
d’un contre-don impossible à l’égard de ses parents. On a fait de moi l’opium des
enfants, les aliénant à une appartenance à un âge de simili adultes, écartant tout
apprentissage à la difficulté et au travail nécessaire à obtenir quelque chose. Non,
je ne crois pas à ces « enfants ».
On a dit que j'étais un phénomène de paganisation,
une fête moderne, inventée par les américains avec des caractères archaïques, alors
que le prétexte païen à la réalisation d'un diner frugal de victuailles hypercaloriques
et hyper glycémiques, se retrouve en fait quelques jours plus tard, au Nouvel An.
Mais
ou est l'enfance dans tout ça?
La vérité, c'est que je suis utilisé comme prétexte
à la sanctualisation de l'enfance, ce mouvement qui fait de la progéniture de l'homme,
du fruit de l'homme, un « enfant », un être indépendant. Je sers à justifier le passage
de la notion de progéniture à celle d'enfant, d'un état naturel, celui d' »infans »,
celui qui ne parle pas, au concept d' »enfant », auquel je ne crois pas.
Savez vous
qui a officialisé ce mouvement?
Françoise Dolto : « Notre rôle de psychanalyste,
n’est pas de désirer quelque chose pour quelqu’un mais d’être celui grâce auquel
il peut advenir à son désir. ». Elle considérait que les enfants de un an disposent,
à leur manière, d’une pleine intelligence des choses. Ce faisant, elle les sortait
de leur statut social d’infans, étymologiquement celui qui n’a pas droit à la parole,
pour le définir comme un être de langage, avant même qu’il ne sache parler. Mais
dés lors qu'il sait hurler.
Pour officialiser ce changement de statut, c'est elle
qui a mis en place, avec la Poste, la fameuse lettre au Père Noël...
On a dit que
j'étais un mensonge social par la question de l’origine des cadeaux de Noël.. D’abord
Noël arrive toujours quand les magasins sont bondés, et les commerçants auraient
été bien plus inspirés de choisir une autre date. Fixer la date au mois de Juillet
aurait aussi permis que j'évolue enfin dans des cheminées éteintes. Sans parler de
la température extérieure : Noël au balcon, enrhumé comme un con.
Les adultes mentent
sur mon existence (mensonge primaire) puis sur toutes les conséquences logiques de
ce mensonge (mensonges secondaires), telles que les caractéristiques de mon personnage,
les éventuelles contradictions avec la réalité (par exemple : absence d’une cheminée
dans l’appartement).Or tout mensonge est immoral selon Kant : le fondement de toute
morale repose sur l’impératif catégorique selon lequel chacun doit agir uniquement
d’après une maxime dont il peut en même temps vouloir qu’elle devienne une loi universelle.
On ne peut pas mentir sans accepter que l’on nous mente en retour,. Abuser de la
crédulité de l’enfant est toujours immoral : personne ne devrait jamais se le permettre.
Mais
l'enfant aussi est un mensonge social. Abuser de la crédulité des adultes également
: s'ils ne croient plus au père Noël, néanmoins, ils votent.
- On a dit que je représentais la laïcisation d'une fête chrétienne, alors que j’existais,
sous des aspects divers, bien avant la naissance, comme dit Desproges, du »célèbre
illusionniste palestinien ».
Or j’incarne un principe de plaisir magique plus puissant
que le principe de réalité. Dans un quotidien structuré et banal j’ai toujours apporté
une dimension magique dans un monde de plus en plus désenchanté
Dans une société traditionnelle
baignant dans l’enchantement du monde, où les dieux et les esprits se devinent derrière
chaque objet, je n’étais que l’une des figures de la magie qui baigne toutes choses.
Figure
mythologique forte, médiateur entre la terre et les cieux, avatar de dieu, un Hermès
dont la hotte est une corne d’abondance je permettais d’apercevoir la munificence
d’un paradis comblant tous les désirs…
La laïcité interdit-elle le rêve ? Ou ne l'interdit-elle
qu'a l'enfance qui se doit d'être raisonnable?
Alors les parents restent très attachés
à moi : dans le bonheur de leurs enfants, ils retrouvent le leur, celui d’une croyance,
d'un fantasme archaïque, en un lieu et un temps qui satisfait tout, d’un parent qui
comble à jamais le manque et éteint tout désir.
Je suis le seul lien entre l'enfant
rationnel créé par nos sociétés et le monde magique de l'enfance ou tout ce qui se
produit est nouveau, un miracle, sans cause logique. Les adultes ont besoin de moi
pour maintenir le lien de leur enfant avec l'enfance. Plus l'enfant sera considéré
comme une entité sensée et indépendante, plus les adultes auront besoin de moi. Mais
pas les enfants. Je crois en les adultes, je ne crois plus aux enfants.
Une petite
histoire mignonne, pour terminer :
Nous sommes le matin du 26 décembre.
Cette année,
le Père Noël a vraiment eu tous les problèmes :
Son habit rouge s'est déchiré des
les premières cheminées, il s'est chopé une crise de foie en mangeant toutes les
friandises que les enfants avaient laissé pour lui au bord de la cheminée, il a aussi
la gueule de bois à cause de tout l'Aquavit qu'il s'est tapé pour se réchauffer en
plus, deux de ses cerfs ont attrapé la fièvre aphteuse...
Alors ce matin, il est
en train de chercher de l'aspirine dans sa pharmacie, lorsque apparaît un éclair
de lumière dans le ciel, et ce moment, des trompettes retentissent :
C'est un ange
rayonnant de lumière qui arrive, flottant dans l'air avec ses petites ailes blanches.
Il dit :
- Père Noël, Père Noël, je t'ai apporte un arbre de Noël magique pour le
prochain Noël ! Où je le mets ?
Et c'est pourquoi, lorsque vient le jour de Noël,
vous pouvez voir un ange au sommet de tous les sapins
Retour vers le menu “philousophe”
« Il existe une différence fondamentale entre un imbécile et un con : l'imbécile lit France Dimanche, le con écrit dans Ici Paris ( Pierre Desproges) »
* * *
Je voudrais commencer par évacuer le double sens de ce mot qui désigne, dans la langue
française seulement, à ma connaissance:
- le sexe féminin , le chemin de la naissance
de l'humanité, le lieu ou commence et se termine l'innocence, l'endroit dont il est
si difficile de sortir au début de la vie et ou il est encore plus difficile d'entrer
au crépuscule de l'existence.
- et un jugement de valeur par lequel chacun de nous juge un individu, ses attitudes, ses gestes, ses décisions, ses propos par rapport à ce que chacun de nous pense être intellectuellement, socialement, politiquement, économiquement correct
* * *
Est désigné comme con, celui qui se montre stupide, dénué de bon sens, dont l'attitude est inepte.
Si, par exemple, j'explique à un con qu'il est impossible de se rapprocher du soleil, sans être calciné, il me répondra : tu n'as qu'a y aller la nuit !.
En général ( et je connais plus d'un con en Général ), le con est essentiellement celui qui ne pense pas comme moi, qui ne jette pas le même regard sur la société, qui n'utilise pas les mêmes outils, le même langage, les mêmes repères....
à savoir, puisque je suis unique, n'importe qui d'autre que moi.
Avec, bien entendu la corollaire à cette affirmation :
pour n'importe qui d'autre que moi, je suis un con, sauf s'il est suffisamment con pour ne pas s'en rendre compte.
Si la désignation/ définition du con est personnelle, il est toutefois possible de trouver un certain nombre de points sur lesquels existe un consensus:
* * *
On ne peut être et avoir été ? Bien sûr que si. On peut avoir été con et l'être toujours encore.
- Le con est définitivement irrécupérable, son décalage est irréversible.
En répertoriant la quantité de gens qui ne pensent pas comme moi, qui n'appliquent pas à l'existence la même grille de lecture, je ne les qualifie pas tous de cons.
Contrairement à la personne qui peut être éduquée ( bête, imbécile, distrait,) ou soignée ( fou )ou convaincue., et dont l'avis ou l'opinion peuvent être rapprochés des miens (qui, eux, sont parfaitement logiques et intelligents), ou qui, à la rigueur, peut me faire concevoir les choses différemment, le con conservera immuablement sa position.
- Le con est impératif.
Le con sait et affirme sans douter.
Je le sais et je l'affirme.
Le con ordonne à tous d'être de son avis.
Faute de quoi,
il les traite de cons.
* * *
Les con ...notations
- Si je vois deux crocodiles dans le Rhin et que je m'exclame :
« tiens! Lacoste fait des Canoës... »., je ne suis pas con, mais stupide au point de pousser l'illogisme jusqu'à l'absurde.
On dira : Quel con ! ....( Vous venez de le penser....)
Quel con , dans cette acception du terme,! aura une connotation méprisante basique.
- Mais si je dis : les Noirs courent plus vite que les Blancs, je serais un sale con, à connotation raciste, jusqu'à ce que j'ai été forcement rattrapé par les Noirs qui courent plus vite que moi et qui m'enverront derechef à l'hôpital en me traitant de petit con.
On peut remarquer à cet égard que mathématiquement, il existe une bizarrerie géométrique propre aux sales cons : un petit con équivaut à un grand con, ce qui n'est ni Euclidien, ni anatomique.
De plus, l'expression « grand con », est souvent paradoxalement amicale.
Bien entendu, qu'il soit gros, grand, petit sale, le con ne correspond pas forcement anatomiquement à sa désignation, contrairement à n'importe quel autre objet.
- A signaler que l'expression « con comme un balais », n'aura pas de connotation raciste, les balais ne représentant pas un frange suffisamment importante de la population, d'autant qu'elle est devenue désuète : dit-on con comme un aspirateur ?
- Si j'aperçois un homme qui se noie et que je lui jette les deux extrémités de la corde pour être certain qu'il en attrapera au moins une, je suis un pauvre con, bien que possesseur d'une corde, ce qui n'est pas dans les moyens financiers de tout le monde.
- Le con peut l'être fondamentalement (lorsque le terme s'applique aux autres ) , ou seulement en apparence : avoir l'air con . ( lorsque j'en suis qualifié personnellement), ou n'être que con sur les bords, ce qui laisse une partie fondamentale de l'être sauvegardée.
* * *
Développements philosophiques :
Le con est-il une oeuvre d'art ?
L'art, qui résulte de la maîtrise de procédés servant à produire consciemment un certain résultat
( la beauté, par exemple) s'oppose à la nature, conçue comme une puissance produisant sans réflexion .
Si le con est une oeuvre d'art, cela suppose qu'il ait été produit consciemment par artifice.
Or qui voudrait produire un con ?
Le con étant comme chacun de nous, le produit de son environnement social ou familial, on peut en déduire qu'il est une oeuvre d'art collective, les médias lui ayant appris qu'il est possible de laver plus blanc que blanc, ses parents qu'il a le droit de regarder la télévision après avoir fait ses devoirs, et les sondages comment voter, acheter, se comporter.
Le con est une ouvre d'art collective qui appartient à ceux qui l'ont faite .
Comment devenir con ?
Le devenir se définit comme le passage d'un état à un autre état, par opposition à l'être immuable et premier.
Si l'on admet ( et c'est généralement le cas quand on est pas con), que l'homme trouve son sens dans le regard de l'autre, désigner des cons est une nécessité qui correspond au besoin non seulement de se justifier intellectuellement, mais encore de se situer dans un groupe, dans l'appartenance à une norme.
Ce besoin peut se manifester par le renoncement à ce que l'on pense fondamentalement être ce qui constitue son propre Moi, en acceptant les comportements du groupe dont on souhaite momentanément ou définitivement faire partie.
Qui n'a jamais hurlé « Allez les Bleus « , ou envoyé l'arbitre dans la pièce la plus réduite de son appartement en lui signalant l'infidélité de son épouse....
Qui n'a jamais dit « qu'il est beau ce petit « ou bien « .... Ahhh, ca va faire six mois qu'il marche.... Il doit être loin maintenant... », devant un être hurlant et rougeâtre, vacillant et vomissant son infâme bouillie sur un pantalon tout neuf ?
Qui n'est jamais devenu con pour se situer dans une structure sociale ou intellectuelle, en développant devant vous, ce genre de sujet, par exemple?
Etre con, est-ce une fin en soi ?
Philosophiquement, la fin en soi est objective, nécessaire, absolue, inconditionnelle ( Kant ) et non une fin subjective, individuelle, par laquelle l'homme tend à atteindre une autre fin plus élevée
L'aveuglement du raisonnement, qui ne se réfère qu'a ses propres critères, mène autant que l'étouffement du raisonnement propre ( voir digression précédente) à une attitude con.
Toutefois cet aveuglement enrichira la personnalité de celui qui s'y enferme.
S'il est humainement possible,
- soit d'accepter d'agrandir le champ des individus que l'on désigne comme étant cons ( bien qu'agrandir le champ soit réservé aux « ploucs »),
- soit d'accepter que l'on peut être encore plus con ,
cette acceptation constitue une fin en soi au sens Kantien du terme.
Peut on comprendre que l'on est con ?
Comprendre, c'est reconnaître la signification d'un objet de pensée, et notamment le symbolisme qu'il véhicule, comme tout langage.
La limite de vision du con est son propre regard.
Il perçoit néanmoins la réaction désapprobatrice d'autrui qu'il refuse d'appréhender objectivement,
- comme le chasseur qui massacre allègrement les petits zoiseaux qui passent ( et qui autrement mangeraient toutes les graines, même bio, du paysan ...et on aurait l'air fin en allant au marché )
- comme l'écolo qui fait le coup de poing contre le chasseur en chaussures de cuir ( les vaches ont une valeur moindre que les zoiseaux ) ou en chaussures de toiles fabriquées par la World Compagnie en Indonésie, par des petits enfants ( qui se situent entre la vache et les zoiseaux ? )
Le con sait qu'il est con, mais il est trop con pour le comprendre.
A-t-on le choix d'être con ?
« L'irrésolution est une espèce de crainte qui, retenant l'âme comme en balance entre plusieurs actions qu'elle peut faire, est cause qu'elle n'en exécute aucune, et ainsi qu'elle a du temps pour choisir avant de se déterminer « Descartes.
Toute personne sait que l'on crée en utilisant un langage ou un outil ou des matériaux et que la plus value de sens, de beauté ou d'usage, apportée à ce que l'on crée, détruit ou pour le moins dénature ce qui a été utilisé.
Le choix entre ne rien faire et réfléchir a ce que les autres pourraient faire à
notre place,
pour ne pas ,en transformant les choses, modifier le regard que l'on
porte sur elles, est un choix conscient.
Donc, agir est con, puisque déstabilisant de l'être, et ne pas agir l'est également puisque le symbole de ce qui aurait pu être fait reste présent dans l'esprit.
Nous n'avons donc pas de choix d'être con, nous le sommes, même/et surtout en évitant de se déterminer.
Existe -t-il un droit à être con ?
O U I
Les cons sont-ils réels ?
Le réel s'oppose au l'apparent, à l'illusoire, au fictif, au virtuel. Le réel concerne un objet défini, logique et permanent, autonome, existant en dehors de mon champ de connaissance, de conscience ou de pensée, à l'exception du verre de bière de Robert.
Comme mon champ de connaissance est limité ( forcément, puisque je suis con...voir plus haut ...ou lire ce texte ), les cons peuvent exister en dehors de ma conscience ( comme bien d'autres choses d'ailleurs )... sauf le verre de bière de Robert puisqu'il a tout bu.
Le Bouddhisme enseigne comment sortir de soi, contrairement à Freud dont le travail consiste à enseigner comment entrer en soi-même.
Voir agir les cons et se voir agir soi même, constitue la clé motivant la volonté de recevoir l'un ou l'autre de ces enseignements.
Oui, mais si la clé n'est pas réelle comme le verre de bière ?
Elle agit sur moi malgré tout, me fait réfléchir, écrire ce genre de conneries, écouter celles des autres, comme tout ce qui se présente à ma conscience.
Donc les cons existent, même s'ils ne SONT pas. Et l'existant est réel, même s'il n'a pas d'étant.
Sauf pour aller à la pêche.
* * *
« Si les cons volaient tu serais chef d'escadrille «
« S'il y avait un modèle de la connerie, tu serais mètre étalon «
( Michel Audiard )
( Par Bernard)
Retour vers le menu “philousophe”
La tentation est grande de traiter l'humour en se servant des différentes formes sous lesquelles
il se manifeste, de comparer les sens que l'on donne à ce mot, au delà de sa définition littéraire
et non philosophique ( dégager les aspects plaisants et insolites de la réalité ? ), à des termes connexes, tels l'ironie, le comique, l'esprit ...
Or je suis capable de résister à tout, sauf à la tentation.
La philosophie consiste à créer des concepts, à abstraire et représenter mentalement l'objet de sa pensée. L'humour peut-il être hissé au niveau des grands concepts de la philosophie, l'Idée platonicienne, le Beau, la Volonté de Schopenhauer, le Cogito de Descartes, la Monade de Leibniz ?
Les grands philosophes susceptibles d'y parvenir, sont rares.
Or l'humour m'est cher, et comme ce qui est rare est cher....
L'humour peut se présenter sous la forme d'affirmations et de questionnements non-philosophiques.
Les motos anglaises ont-elles le guidon à droite ?
Il faut cueillir les cerises avec la queue ?. J'ai déjà du mal avec la main
Les plongeurs se jettent à l'eau en arrière, parce que, s'ils plongeaient en avant, ils tomberaient dans le bateau.
Les chauves souris ont peur d'avoir la diarrhée en dormant.
Mais l'humour peut aussi provoquer la réflexion .
L'humour, c'est faire rire avec une histoire qui a un double sens et qu'on ne comprend
qu'à moitié
Aujourd'hui, chacun sait le prix de toutes choses, et nul ne connaît la
valeur de quoi que ce soit. (OscarWilde)
Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais
assis que sur son cul (Montaigne)
L'humour est un mot masculin.
Le langage
Comment puis je savoir si je parle sanscrit puisque je n'ai jamais essayé.
Le champ de l'humour est celui du langage, comme celui des vaches est à la campagne.
Si leur bonheur est dans le pré, celui de l'humour est dans l'à peu prés.
L'essence de l'humour est dans un jeu avec les mots qui déstabilise le langage.
On a jamais accusé un philosophe d'intelligence avec l'ennemi
Chaque mot éveille en nous des connotations qui nous sont propres. Il en résulte un sens donné au mot qui nous est particulier.
Pratiquer l'humour, c'est mettre en doute l'immédiateté de l'écoute, transgresser les conventions du langage, usées par l'usage, sédimentées dans la permanence.
La confrontation avec les connotations qu'autrui applique aux mots, avec cet autre sens, provoque une collision, un éclat de rire.
Le sens du mot est devenu notre non sens.
Pourquoi, au café philo, y en a t il un qui soit toujours le dernier à s'en aller ?
Le sens
Nous avons souvent répété que l'homme philosophe pour trouver un sens à la vie, ou sa place sur le chemin de la vie, son identité.
Et si la vie, son chemin n'avaient pas de sens ?
La vie est un chemin qui ne mène nulle part, que nous n'avons pas choisi et que nous devons parcourir. Notre seule liberté, entravée par l'éducation sociale qui nous conditionne, par les comportements d'autrui et la morale qui nous rattache à l'autre, consiste à choisir les écarts à la route commune aux hommes.
Nous sommes des SDF, Sans Destin Fixe.
Celui qui est allé au bout du chemin, au bout de lui même, au bout de sa pensée, n'est pas au bout de ses peines.
Naviguer d'un possible à un autre est source d'un mal être que seuls les jeux de mots et les jeux de l'esprit sont à même de sublimer, en insinuant le doute dans le sens, en permettant la survenance de l'inattendu, de l'étrange.
L'humour me permet de remettre en cause mon identité, celle que je conçois exacte ou inexacte, celle que les autres perçoivent ou que je souhaite qu'ils perçoivent.
Contrairement à une certaine logique des religions qui mettent du sens là ou il n'est pas évident qu'il y en ait, l'humour déconstruit vers le non sens qui devient acceptable pour la pensée.
La vérité
L'humour permet d'exprimer la contestation, sans danger d'être exclu totalement du groupe.
Il permet de dire sa vérité, sans (trop) mettre en danger sa personnalité comme dans la confession ou la psychanalyse, de retrouver la légèreté de l'être.
La vérité n'est pas Unique, mais résulte d'une perspective du monde. L'humour déforme cette perspective, en change l'angle, refuse l'enfermement dans une phrase ou une situation définitive.
Mettre en doute les vérités toutes faites, c'est construire une autre perspective à ceux qui ont la certitude de posséder la vérité, les faire douter. Comme l'humour, qui n'est pas forcement drôle, mais peut faire rire, la situation de celui chez qui le doute s'est insinué est agréable, et le rejet est moins fort que dans la contradiction.
Le Concept
L'humour déconstruit vers le non-sens, transgresse les conventions du langage et change la vision de la réalité, remet en cause nos perceptions immédiate. En ce sens, il est philosophie et peut être considéré comme un concept essentiel« à posteriori » au sens ou l'entendait Kant.
A posteriori parce qu'il est bien connu que c'est le postérieur qui est essentiel.
* * *
Note de bas de page hors sujet, mais j'ai des comptes à régler et si vous êtes arrivés à lire jusqu'ici, il n'y a pas de raison que vous arrêtiez.
L'humour involontaire des philosophes
Ce n'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule.
Démonstration que, si l'on se trouve dans l'impasse de la pensée, il suffit de jouer avec les mots, ou simplement avec leur orthographe, pour donner de la profondeur au discours superficiel et superfétatoire, pour justifier de son existance philosophique.
Il ne faut pas confondre ce qui est profond et ce qui est creux.
Texte authentique de Jacques Derrida.
« Maintenant, comment vais-je m'y prendre pour parler du a de la différance ? Il va de soi que celle-ci ne saurait être exposée. On ne peut jamais exposer que ce qui à un certain moment peut devenir un présent manifeste, ce qui peut se montrer, se présenter comme un présent, un étant-présent dans sa vérité, vérité d'un présent ou présence du présent. Or si la différance est (je mets aussi le « est »sous rature) ce qui rend possible la présentation de l'étant-présent, elle ne se présente jamais comme telle. Elle ne se donne jamais au présent. A personne. Se réservant et ne s'exposant pas, elle excède en ce point précis et de manière réglée l'ordre de la vérité, sans pour autant se dissimuler, comme quelque chose, comme un étant mystérieux, dans l'occulte d'un non-savoir. Par toute exposition elle serait exposée à. disparaître comme disparition.
Elle risquerait d'apparaître : de disparaître.
Le texte est tout aussi pertinent en remplaçant differance par existance
« Maintenant, comment vais-je m'y prendre pour parler du a de l'existance ? Il va de soi que celle-ci ne saurait être démontrée. On ne peut jamais démontrer que ce qui à un certain moment peut devenir un présent manifeste, ce qui peut se montrer, se présenter comme un présent, un étant-présent dans sa vérité, vérité d'un présent ou présence du présent. Or si l'existance est (je mets aussi le « est »sous rature) ce qui rend possible la présentation de l'étant-présent, elle ne se présente jamais comme telle. Elle ne se donne jamais au présent. A personne. Se réservant et ne se démontrant pas, elle excède en ce point précis et de manière réglée l'ordre de la vérité, sans pour autant se dissimuler, comme quelque chose, comme un étant mystérieux, dans l'occulte d'un non-savoir. Par toute exposition elle serait exposée à. disparaître comme disparition.
Elle risquerait d'apparaître : de disparaître.
( par Bernard)
Retour vers le menu “philousophe”
« Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie » Malraux
Les derniers sujets de notre café philo ont porté sur « le Destin » , « le Bien et le Mal ».
* * *
Le destin représente le sens qui est donné à notre vie.
Les pessimistes présents, représentés ou en représentation ont développé la Loi de Murphy , aussi connue sous l'appellation de Loi de l'Emmerdement Maximum:
« Si quelque chose est susceptible de mal tourner, alors ça tournera nécessairement mal ».
Une application de la loi de Murphy :
La tartine tombe toujours du côté de la confiture.
implique la question corollaire :
Un chat tombant toujours sur ses pattes, comment tombera un chat, sur le dos duquel on a attaché une tartine beurrée ?
Or le philosophe ne fait que poser des questions et n'apporte pas de réponses, même si le corollaire de loi de Murphy permet de douter de la nécessaire vision pessimiste de l'existence, d'une écriture préexistante de la destinée.
Les optimistes, par contre, ont laissé la place à la liberté de l'individu , formidable espace limité par les morales, le respect de la liberté d'autrui, les conditionnements sociaux et familiaux, les religions, les idéologies, les désirs refoulés, le temps, la mort, l'espace et les ouvre-boites qui ne sont jamais rangés dans le bon tiroir ( voir loi de Murphy) .
Le chien ayant fini de se mordre la queue ( et c'est quelque chose que les hommes ne pourront jamais faire, ou alors difficilement), nous sommes passés au Bien et au Mal.
Le Bien et le Mal représentent le sens que nous donnons à notre vie.
Par delà la compréhension du sens premier de ces mots et au travers de leur interprétation Bien et Mal seraient des jugements de valeur, des jugements d'appréciation, appliqués à ce qui est utile à une fin donnée, et qui dépendent de la légitimité que l'on accorde aux différents acteurs auxquels se réfèrent ces jugements.
Or le terme de légitimité implique l'existence d'une loi.
Cette loi peut être religieuse, ( et Dieu merci je suis athée), morale, sociale, politique, mais dépend essentiellement du moment historique, du contexte social, du conditionnement collectif et individuel dans lequel elle est promulguée ou reconnue.
Pour le bouddhisme l'existence serait éphémère et solidaire de la nature, l' homme ne faisant qu'un avec la nature et donnerait à sa vie un sens en recherchant cette relation fusionnelle avec la nature.
Par contre la vision judéo-chrétienne du monde serait celle d'un homme chassé du paradis, de cette unité avec la nature, prédateur, dominateur, seul être capable d'actions inutiles ( comme d'écrire ce machin), une espèce de virus, dont , de plus, la nature chercherait à se débarrasser.
Ce morpion n'aurait donc pour seule raison de vivre que celle de chercher à justifier de son existence, à lutter pour la conserver, comme un fardeau.
« La vie d'un homme n'est qu'une lutte contre l'existence avec la certitude d'être vaincu » Schopenhauer
Il ne peut en résulter qu'une vision absurde du sens de la vie.
Ionesco, écrivain de l'absurde :"Je me vois déchiré par des forces aveugles, montant du plus profond de moi, s'opposant en un conflit désespérant, sans issue . . . je ne puis évidemment pas savoir qui je suis, ni pourquoi je suis.
* * *
Les systèmes sont comme les champignons :
Tous les champignons sont comestibles, mais certains une seule fois
Tous les systèmes ont leur pertinence, mais limitée dans le temps de l'histoire, et une seule fois.
Des systèmes de pensée ont voulu donner un sens à la vie :
- au travers des religions, qui, avec Dieu, donnent Vie au Sens ( et l'homme créa Dieu ...),
par une révélation divine, tombée du ciel, heureusement que je n'étais pas en dessous
- au travers d'utopiques idéologies politiques ( l'homme est au service de ces idéologies qui donnent sens à sa vie),
par une révélation théorique, livresque, quasi romantique et qui s'est même, avec le Marxisme, voulue scientifique, bien que n'ayant jamais été préalablement essayée sur des animaux.
- au travers de la connaissance de son moi intime, unique et inconnaissable puisque inconscient ( la vie à le sens que chacun ne lui donne pas en le refoulant), mais une partie de moi n'est pas d'accord avec ce qu'écrit l'autre,
par une révélation faite sur un divan, bien que ce meuble puisse servir à d'autres révélations.
Que peut-il rester après ces obstacles à la pensée qui sont/étaient les principaux vecteurs de sens ?
Mais la philosophie, c'est bien sûr, qui semble réussir un basculement de la pensée de la vie publique à la vie privée, le retour de l'homme au centre de l'interrogation, en renonçant à la recherche conceptuelle, à la morale politique, pour permettre
un mieux vivre.
« Quand le doigt montre la lune, l'imbécile regarde le doigt ».
L'imbécile regarde ce qui a du sens et ne voit pas le réel.
Le sens n'est pas dans ce qui désigne, mais dans ce qui est désigné.
La vie n'a pas de sens, n'est pas un contresens à la nature, la vie est son propre objet.
(par Bernard)
Retour vers le menu “philousophe”
Pourquoi les oiseaux chantent-ils après l'orage ?
RENE DESCARTES :
Parce qu'ils n'ont pas chanté pendant l'orage ; mais votre sensation-perception vous trahit certainement et vous n'êtes jamais sûr que les oiseaux chantent, et encore moins après l'orage ; seule la déduction qu'ils ont chanté après l'orage parce qu'ils n'ont pas chanté pendant, peut vous conduire au vrai et à la critique du chant pur.
PLATON :
Pour leur bien. Après l'orage est le Vrai ; « venez orages désirés qui faites les oiseaux chanter, leur tessiture est dans le juste et dans le vrai «
ARISTOTE :
C'est dans la nature des oiseaux de chanter après l'orage, et j'affirme fortissimo-Brassenssimo « qu'ils épuisent leur être d'oiseau, que leur organe fasse la fonction du chant et non de la parole; ils n'ont qu'un bec et n'eurent jamais envie ou de n'en plus avoir ou bien d'en avoir deux ; ils n'ont aucun besoin de baiser sur les lèvres et l'air qu'ils boivent ferait éclater nos poumons ».
KARL MARX :
C'était historiquement inévitable, mais le cheminement dialectique doit nous conduire à anticiper, la paupérisation de la ligne mélodique sur la voie de la dégénérescence dodécacophonique, comme le pallier nécessaire du dépérissement du chant ou des oiseaux.
SAINT EXUPERY:
Parce que chanter après l'orage, aucun être humain ne l'aurait fait, et leur chant désespéré est d'autant plus beau, qu'il se déploie dans un univers garanti sans petit prince parasitaire.
HIPPOCRATE :
A cause d'un excès de sécrétion de leur pancréas.
MARTIN LUTHER KING, JR. :
J'ai la vision d'un monde où tous les oiseaux seraient libres de chanter après l'orage sans avoir à justifier leur acte.
MOISE
Et Dieu descendit du paradis et Il dit aux oiseaux : ''Vous devez chanter après l'orage''. Et les oiseaux chantèrent après l'orage et Dieu vit que cela était bon, même s'ils avaient dû se déprendre du rameau d'olivier.
Gilbert FAURISSON :
Les oiseaux n'ont jamais chanté après l'orage, je répète, les oiseaux n'ont JAMAIS chanté après l'orage !
NICOLAS MACHIAVEL :
L'élément important c'est que les oiseaux chantent après l'orage. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de chanter après l'orage justifie tout motif quel qu'il soit.
SIGMUND FREUD :
La propension que vous avez à vous préoccuper, du fait que les oiseaux chantent après l'orage révèle votre fort sentiment d'insécurité sexuelle latente ; vous demande-t-on si vous fumez après l'amour pour tromper votre dépression post-coïtale ?.
ANTOINE BLONDIN'.
I'ai à côôôté de moi les extraordinaires oiseaux qui ont réussi le fooormidable exploit de chanter après ce suuuuuperbe orage « Why did you sing after the storm?'' - ta ! ta ! ta ! tam !? - ? Eh bien ils disent qu'il sont extrêmement fiers d'avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C'était une prouesse très dure, mais ils se sont accroché, et.. et je suis en présence de sur-oiseaux qui se sont arrachés aux contingences et à leur atavisme volatile.
Hubert REEVES
Nous venons justement de mettre au point le nouveau « Bird Office 2006 »qi ne se contentera pas seulement de chanter après l'orage, mais couvera aussi des oeufs, annoncera l'hiver et les tremblements de terre, fra avancer grandement nos connaissances sur les énergies et le cosmo-tellurisme, classera nos dossiers importants, etc.
HUSSERL:
La question n'est pas : « Pourquoi les oiseaux chantent après l'orage? » mais plutôt: Qui a chanté en même temps que les oiseaux, qui avons-nous oublié dans notre hâte et qui a pu vraiment écouter ce chant ? LE chant existe-T-il hors de la totalité des choses dont nous faisons l'expérience ?
CHARLES DARWIN ;
Les oiseaux, au travers de longues périodes, ont été naturellement sélectionnés de telle sorte qu'ils soient génétiquement enclins à chanter après l'orage.
ALBERT EINSTEIN :
Le fait que les oiseaux chantent après l'orage ou que l'orage éclate avant leur chant dépend de votre référentiel.
BOUDDHA
Poser cette question renie votre propre nature d'oiseau, et montre que le chemin vers la vacuité sera encore long.
TOMAS DE TORQUEMADA :
Tout oiseau ayant chanté après l'orage et qui reniera trois fois son chant sera considéré comme relaps et sera remis entre les mains de la Sainte Inquisition, où ils laisseront des plumes.
GALILEO GALILEI :
Et pourtant, ils chantent...
FREDERIC Il de Prusse :
Les oiseaux n'ont pas encore chanté après l'orage, mais le gouvernement éclairé par le siècle des lumières y travaille.
Jean-Paul SARTRE :
Les oiseaux, il sont libres les oiseaux. L'orage est fini, quand ils veulent, les oiseaux ils chantent après.
Pourtant ils n'ont jamais été aussi libres de chanter que sous l'orage, comme moi sous l'occupation ; l'éthique de leur engagement fonde leur responsabilité et leur liberté, même si cette liberté est assumée là haut, où l'air est plus dense que les risques. Mais je me définis comme ontologiquement supérieur, car je ne fais pas que chanter des conneries, j'en écris aussi.
Ch. DE GAULLE :
Les oiseaux ont peut-être chanté après l'orage, mais ils n'ont pas encore chanté après le déluge.
Dominique de VILLEPIN:
Parce que je n'ai pas encore proposé de dissoudre l'orage.
RON HUBBARD:
La réponse est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 100000 ? par séance, plus la location d'un détecteur de mensonges, une analyse psychologique nous permettra de la découvrir.
WIM DUISENBERG / JEAN MARC SLVESTRE:
Bientôt, ce n'est plus un équivalant oiseau qui chantera après l'orage, mais 0.176986453 Eurooiseau.
Robert ARON
JE JURE, sur ma conscience, qu'il ne s'est rien passé entre ces oiseaux et moi, ( même si le Aron est emmanché d'un long bec et qu'on me serine Aron, Aron, petit Patapon )
André COMTE-SPONVILE / LUC FERRY:
Nous ne savons pas mais on va faire un site Web là dessus.
MICHEL SERRE/ JOB REEVES:
Nous proposons de construire une infrastructure technique permettant aux oiseaux de chanter après l'orage. Un cluster de 5 serveurs massivement parallèles, tolérance de panne, reliés par un réseau FDDI, avec 10 To de disques RAID devrait suffire. Côte logiciel, il faudra approvisionner une centaine de licences DB2, Netview et Visual Age, car ces produits sont en totale adéquation aux besoins de chanter après l'orage, moyennant une prestation d'adaptation mineure de 25 années - oiseau (tarif : 32000 ? par jour).
ANDERSEN / PEIRCE:
The question is not why do the birds sing alter the storm but how do they sing and how will they sing better.
Deregulation of the birds's song after the stormy weather was threatening its dominant market position. The birds were faced with significant Challenges to create and develop the competencies required for the newly commutative market.
Andersen Consulting, in a partnering relationship with the client, helped the birds by rethinking its physical distribution strategy and implementation processes. Using the new Birdy Integration Model (BIM), Andersen helped the birds use its Skills, methodologies, knowledge, capital and expiriences to align the birds's peuple, processes and technology in support of its overall strategy within a Program Management framework. Andersen Consulting opened a diverse cross-spectrum of stormy songs analysts and best birds along with Anderson consultants with deep skills in the transportation industry to engage in a two-day itinerary of meetings in order to leverage their personal knowledge capital, both tacit and explicit, and to enable them to synergize with each other in order to achieve the implicit goals of delivering and architecting and implenienting an enterprise-wide value framework across the continuum of birdy cross-median processes. The meeting was held in a park-like setting, enabling and creating an impactful environment which was strategically based, industry-focused, and built upon a consistent, clear, and unified market message and aligned with the birds's mission, vision, and core values. This was conducive towards the creation of a total business integration solution.
Andersen Consulting helped the birds exchange to become more successful.
MARTIN LUTHER / ALFRED HITCHKOCK :
Parce que c'est un pêché délibéré contre le silence ; les oiseaux sont porteurs d'un pêché dont ils sont responsables avant même d 'en assumer explicitement la culpabilité, et parce que le crime qu'ils commettent, ou supposés commettre, n'est jamais que le résultat , ou le pâle reflet de la faute originelle.
Le châtiment final c'est pour nous qui posons la question, les oiseaux ne sont pas les criminels, et nous sommes bien les témoins , voyeurs, questionneurs, qui commettons le pêché de connaissance.
Nous croyons connaître à la surface de l 'être pourquoi les oiseaux chantent, mais au plus profond de l'être nous n'étreignons que notre déchéance, notre misère, notre néant .
Si Dieu existe, c'est lui qu'il faut aimer et non les oiseaux, et encore moins leur chant, a fortiori après l'orage !
Nous avons fait une enquête sur le chant de ces oiseaux, et avons déduit que l'innocence, la culpabilité, la moralité, sont rattachées à la pure métaphysique chrétienne, non abâtardie par le puritanisme et le protestantisme, non plus que par la casuistique mondaine du XVII éme siècle.
Leur chant pur entre dans notre être, et relève du jansénisme procédant de St Thomas d'Aquin, et de St Augustin ; on ne ruse pas avec le pêché fut-il un chant désemparé futile, et post-orageux, car la
dialectique de la chute et de la grâce ne s'ouvre que sur l'horizon sans échappatoire du jugement dernier, et les oiseaux exprimeront, avec le sourire au bec, la résignation de l'enfer ou la certitude du pardon.
Chacun de nos questionnements sur le chant des oiseaux après l'orage estompe notre questionnement sur notre solitude, et notre débat ne pourra être ponctué que par des attaques d'oiseaux ; tout tournera au cauchemar, même si à la prémisse les oiseaux avaient pourtant l'air inoffensifs, qui deviendront méprisants pour notre bassesse d'individus anonymes, et s'arrogeront le droit nietzschéen de vous supprimer .
Les oiseaux décideront par millions de nous crever les yeux en chantant, et nous plongeront dans le royaume des aveugles ; ne l'oublions pas ne l'oublions jamais, les oiseaux sont des animaux fantastiques, surréels par excellence,ils sont dangereux et fragiles, symboles de grâce et d'agressivité, ils traduisent le devenir fusionnel d'une féminité, qui recruterait elle-même sa propre menace .Les oiseaux noirs s'unissent à la femme qui se refuse et engendre cette image composite de la frigidité malade, soumise et résistante au Désir.
L'écueil qui vous guette, si vous descendez le fleuve de votre existence subjugués par le chant des sirènes n'est rien à côté du néant où vous pousse le questionnement sur le chant des oiseaux après l'orage.
Gérard MILLER :
Les oiseaux chantent après l'orage car c'est dans leur cahier des charges, mais observons que leur chant est neutre comme un récitatif de téléachat, et que par-là même ce n'est pas un acte de liberté délibérément assumé, mais une figure imposée et réglementaire, comme une prédestination qui allierait la perversion du sujet à une intégration du sujet dans l'ordre marchand.
François JAKOB :
Les oiseaux chantent après l'orage car ils ne parlent pas, et toute investigation épistémo-fiabiliste, ne ferait qu'éloigner le sujet du chant de l'oiseau après l'orage par une fuite en avant de la méthode.
LEIBNITZ :
L'illusion du couple orage-après l'orage vous a abusé, or les oiseaux chantent même pendant l'orage, car la nature ne fait pas de saut ; il n'est nul besoin d'enquêter parce que les oiseaux signifient le chant, et il vaut mieux un monde où on peut faire le mal, (chanter après l'orage), qu'un monde où les oiseaux n'auraient pas leur libre arbitre ; cependant le meilleur des mondes possibles nous oblige à tolérer que non contents de fianter, les oiseaux chantent aussi après l'orage.
SAINT-AUGUSTIN :
Je sais pourquoi les oiseaux chantent après l'orage, mais demandez moi de l'expliquer, et je ne sais plus pourquoi.
SPINOZA :
Comprendre pourquoi les oiseaux chantent après l'orage c'est acquérir la conscience du chant, mais je m'insurge contre Freud, qui a le tort de circonscrire ce questionnement autour de nos problèmes personnels, nos préoccupations mesquines et insignifiantes, au regard de la place que ce chant occupe dans la réalité des choses.
DUL QARNAYN
Plus qu'une quête de la Vérité, je Voudrais m'interroger, sous l'angle d'une esthétique distanciatrice, sur le gargouillis de sanitaire libéré émis par la gents embaumée après l'orage.
Le talent des oiseaux qui chantent après l'orage tiendrait-il dans le talent de celui qui observe et questionne ? Autant dire que le talent du Christ tiendrait à celui des évangélistes ; sommes nous nés pour explorer le Monde, et sonder les ténèbres du règne animal ? Dieu favorise le chant des oiseaux après l'Orage, mais lui en rappelle les limites ; nous ne serons qui les aèdes et les soufis errants, qui chanteront encore longtemps la geste, et écriront sur le vent l'épistémologie roucoulophonique et pépiante des Oiseaux chantant après l'orage. Mais notre témoignage ne sera que le tonnerre bien tardif après l'éclair.+
VOLTAIRE :
Les oiseaux chantent après l'ordre pour témoigner du dégel du sacré, et psalmodier la religion poignante et profane du bonheur, et de l'instant de grâce ; qu'ils transmettent leur chant de bec en bec quitte à chagriner les vieux et pieux ptérosauriens, pour cause de frivolité philosophique et mélodique.
Léo FERRE
Parce que ce sont les oiseaux-émissaires du malheur, et il importe que leur chant soit rempli de mystère,
Et non de tabou, de pêché, de vertu, de carnaval romain des draps cousus dans le salace, et dans l'objet .
de la policière voyance et voyeurie.
HEIDEGGER :
Après l'orage les oiseaux survolaient les Konzentrazionslager en déployant leur chant, souvent de borgborygmiques salmigondis « cuit, cuit « , dans le ciel barbelé pour écrire de leur plume à la foule bigarrée et cosmopolite d'en bas , »chacun a un choix total de soi même et vivre pleinement signifie faire ce choix, et s'engager libre comme un oiseau sans Dieu ; le choix du chant libérateur pouvant venir de surcroît ».
LACAN :
Les oiseaux chantent après l'orage pour démontrer, s'il en était besoin, que même sous un crâne de piaf, l'inconscient est structuré comme un langage ; mais, » traduttore, traditorre « , gardons nous de le déstructurer, car ils n'auraient pas les moyens de leur analyse, sauf à s'acquitter en roupies de sansonnet, et quel avantage en tireraient - ils de surcroît ?.
* * * * *
La question était posée, et restée sans réponse elle risquait le sort du frère d'Antigone,
qui privé de sépulture était condamné à errer sans fin, et à venir tourmenter nos
existences.
En modeste rhapsode, j'ai recueilli les avis éclairés de nos illustres
et regrettés prédécesseurs, en évitant de tomber dans la frivolité philosophique,
et dans la pantalonnade éthique.
Bien sûr je me suis attaché à restituer fidèlement les concepts récurrents du café philosophique, qui en constituent les repères nécessaires, les soubassements fondateurs, et les défenses sécurisantes, à savoir :
le cosmo tellurisme, l'épistémologie fiabiliste, la vacuité et le silence, la linguistique ... etc.
Les concepts retenus ont peut-être été mal interprétés, ou privilégiés à d'autres
plus proches de l'essence de la pensée de leur auteur, ou plus proches du thème étudié.
En
tout état de cause si vous le souhaitez, je me réjouirais que cet exercice puisse
trouver d'autres adeptes pour en améliorer le contenu, et en élargir le champ.
Gérard III, le 11 novembre 2001
Retour vers le menu “philousophe”
« La liberté est un préjugé bourgeois pour Staline, mais l'égalité n'est qu'un préjugé
de prolétaire « M.Sachs
Le préjugé est ce qui a été jugé avant toute réflexion, avant l'attitude philosophique
du doute, c'est une croyance non raisonnée, une opinion préconçue, un parti pris,
une idée reçue.
Il est imposé à l'esprit par le milieu, l'époque, l'éducation, la
tradition et se réfère à des lieux communs considérés indubitables parce qu'universellement
imposés
Le préjugé compense l'absence de repères, permet de s'agripper à des "certitudes"
établies.
Le préjugé c'est le confort dans l'ignorance.
« La dignité de l'homme s'exprime par le travail : c'est faux, l'argent lui suffirait
« Coluche
Le présupposé permet, à partir d'une hypothèse non vérifiée, d'établir un
cheminement qui démontrera ou non, la pertinence de l'idée, et ouvre le champ de
la connaissance.
Il convient à ce propos de féliciter les physiciens quantiques qui
sont comme des aveugles dans une chambre obscure cherchant un chat noir qui n'est
pas là.
Le préjugé est au contraire enfermement des autres et du savoir dans ce que
l'on veut avoir comme image du monde.
La philosophie est l'arme la plus appropriée pour chasser les préjugés.
Philosopher, c'est ne pas se conformer à ce que tout le monde dit, pense ou fait
mais faire preuve de scepticisme
et donc de lucidité.
* * *
La preuve est un fait
ou une pensée qui atteste la vérité d'un autre fait ou d'une autre pensée, mais ce
n'est qu'une expérience ou une démonstration qui met fin au doute.
« C'est quand on
a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort » .P.Dac
La preuve peut
être logique :
Pourquoi dispose-tu des passoires dans ton salon. ?
Pour chasser les
éléphants
Mais il n'y a pas d'éléphants en Alsace !
ben tu vois, ça marche.
La preuve peut être statistique :
35 % des accidents sont provoqués par des conducteurs
ivres.
Donc 65 % sont provoqués par des conducteurs n'ayant pas bu.
On prend moins
de risques en conduisant bourré.
La preuve peut être culturelle, une référence littéraire ou philosophique :
Platon
disait faire l'amour 10 fois par jour.
Dis le aussi.
Aucune preuve n'est absolue, aucun
préjugé n'est raisonné.
La preuve et le préjugé sont incompatibles avec l'attitude
philosophique , il n'y a pas le moindre doute.
( par Bernard)
Retour vers le menu “philousophe”
BÉLIER (23Mars-19Avril)
Santé : Les béliers sont disciples d'Héraclite qui pensait
que tout est mouvement et qu'on ne peut entrer deux fois dans le même fleuve. C'est
pourquoi ils tournent souvent en rond et sentent mauvais. Attention à l'hygiène .
Amour
: Comme Héraclite pensait qu'il n'y a pas de différence entre le haut et le bas,
vous recherchez un ou une partenaire qui n'ouvre pas la bouche que pour parler philosophie.
La solitude vous pèse.
TAUREAU (20Avril-20Mai)
Natifs du premier décan : Vous foncez
parce que vous être trop bête pour faire quoi que ce soit d'autre. Vous ferez une
rencontre importante entre le 15 et le 20 Juillet en pensant aux livres que vous
aurez lu dans une librairie étant trop radins pour les acheter. Cette rencontre vous
marquera. Le carrossier vous fera des prix.
GÉMEAUX (21 Mai -20 Juin)
Vous avez un esprit vif et pouvez rapidement vous adapter
à toutes les situations. Ça signifie que vous êtes un sale parasite. Les Gémeaux
gravitent souvent dans le milieu de la finance et des affaires où ils exploitent
au mieux leurs dons pour l'escroquerie et la malhonnêteté.. Si vous êtes Gémeaux,
les impôts ont certainement un dossier épais comme ça sur vous !
CANCER (21 Juin-22Juil.)
Vous êtes mou et vous êtes faible. Vous pensez que les gens
vous aiment parce que vous êtes accommodant ou pour vos goûts artistiques, mais tout
ce que les gens veulent, c'est vous rouler et prendre tout votre fric. Les Cancers
sont des alcooliques chroniques et ne finissent jamais ce qu'ils ont commencé. Ils
ne sont bons à rien.
LION (23Juil.-22Août)
Vous aimez à vous considérer comme un meneur, un leader naturel.
Mais vous n'êtes arrivés là où vous êtes qu'en marchant sur les autres et en les
roulant dans la boue. Vous êtes arrogant et vaniteux, et encore ce ne sont ici que
vos qualités. Pour les défauts, je ne préfère pas en parler. La plupart des Lions
finissent en prison ou bien ils sont assassinés par des ex-employés..
VIERGE (23Août-22Sept.)
Vous êtes méthodique et pratique. C'est pourquoi le monde
entier vous hait. Vous avez la chaleur d'un boa mort et faire de la peine à votre
entourage est votre pain quotidien. Les Vierges font d'excellent(e)s gardien(ne)s
de prison..
BALANCE (23 Sep.-22 Oct.)
Vous adorez la vie d'artiste. Si vous êtes une femme, vous
devez être une prostituée. Si vous êtes un homme, vous devez être proxénète. Les
Balance ont autant de savoir-vivre qu'un gigolo et trimbalent autant de maladies
vénériennes. La plupart des Balances finissent leur vie abandonnés de tous, sous
les ponts.
SCORPION (23 Oct.-21 Nov.)
Vous excellez dans les affaires et vous vous délectez de
la misère et de l'humiliation que vous pouvez infliger à ceux qui sont autour de
vous... Vous n'avez aucune morale, aucun scrupule, mais si vous êtes comme ça, c'est
uniquement par respect de vos ancêtres qui étaient tous des brigands ou des criminels.
On trouve beaucoup de Scorpions parmi les escrocs et les transsexuels.
SAGITTAIRE (22 Nov.-21 Dec.)
Vous êtes un éternel optimiste, ce qui est une bonne
chose pour tous ceux que vous croiserez et qui seront ravis de pouvoir vous rouler.
Vous êtes le premier maillon de la chaîne alimentaire et semblez avoir été créés
sur terre pour que les autres se foutent de vous. La plupart des rats de laboratoire
sont des Sagittaires.
CAPRICORNE (22 Dec.-19 Jan.)
Vous êtes une petite crotte insignifiante qui meurt de
peur qu'on la remarque. C'est pourquoi tout le monde vous ignore et vous traite comme
si vous aviez le choléra. Dans toute l'histoire de l'humanité, il n'est jamais rien
sorti de valable d'un Capricorne. D'ailleurs, on retrouve beaucoup de Capricornes
dans les hôpitaux psychiatriques : c'est un signe !
VERSEAU (20Janv.-18Fév.)
C'est certainement parce que vous êtes un signe d'eau que
vous sentez le poisson mort. Vous avez aussi l'habitude de vous gratter le derrière
en public et de partir à la recherche de vos crottes de nez où que vous soyez, ce
qui est une des raisons pour lesquelles vous avez du mal à garder vos amis. L'autre
raison pour laquelle tout le monde vous délaisse, c'est parce que vous êtes un naze
total.
POISSONS (19Févr.-20Mars)
Les gens pensent que votre réticence à prendre vos décisions
rapidement est un signe d'intense réflexion. En fait, vous êtes un psychopathe paranoïaque
qui manque totalement de confiance en soi. La plupart des poissons sont des bisexuels
refoulés. Vous finirez probablement votre vie comme clochard professionnel.
Retour vers le menu “philousophe”
Merci de me le faire parvenir par e-mail
Retour vers le menu “philousophe”
De la compatibilité de l’égalité et de la différence
Compatibilité : qui peuvent s’accorder ensemble.
Quelle différence il y a entre une pomme ?
Différence : Relation d’altérité entre
des choses qui sont identiques à un autre égard.
Différence et non-différence supposent la pluralité, soit dans l'espace (deux pommes)
soit au moins dans le temps .C est qu elle suppose l'altérité : nul, au présent,
n'est différent de ce qu'il est :on n est différent que d'un autre, ou de soi à un
autre moment. Que nous soyons multiples, contradictoires, ambivalents, n'y change
rien. Mais si elle suppose l'altérité, la différence ne s'y réduit pas. Aristote
: « Différent se dit de choses qui, tout en étant autres, ont quelque identité, non
pas selon le nombre, mais selon l'espèce, ou le genre ou par analogie » (Métaphysique,
A, 9). Il n'y a pas de différence entre une pomme. Mais guère davantage entre une
pomme et une machine à laver (sauf à les ranger dans un genre commun : ce sont deux
choses différentes). En revanche, il peut y avoir des différences, entre deux pommes,
entre une pomme et une poire. La différence suppose la comparaison, et n'a de pertinence
que dans la mesure où la comparaison elle-même en a. . Dire que deux choses sont
incomparables, cela suppose qu on les compare .Ainsi tout est différent de tout,
sauf de soi. Tout est différent toujours , et tout change toujours.
ÉGALITÉ Deux êtres sont égaux lorsqu'ils sont de même grandeur ou possèdent la même
quantité de quelque chose. La notion n'a donc de sens que relatif: elle suppose une
grandeur de référence. On parlera par exemple de l'égalité de deux distances, de
deux poids, de deux fortunes, de deux intelligences... Mais une distance n'est pas
égale à un poids, ni une fortune à une intelligence. Une égalité absolue ? Ce serait
une identité, et nul ne serait l'égal, en ce sens, que de soi. Prise absolument,
la notion perd son sens ou devient autre. On ne peut lui être absolument fidèle qu'à
la condition d'accepter qu'elle soit relative.
Les hommes sont-ils égaux ? Tout dépend
de quoi l'on parle : question de fait, ou question de droit ? En fait, c'est bien
sûr l'inégalité qui est la règle : les hommes ne sont ni aussi forts, ni aussi intelligents,
ni aussi généreux les uns que les autres. : les êtres humains, à les considérer comme
individus, sont manifeste ment inégaux.
EGALITE-DIFFERENCE :
- Pourquoi la psychanalyse des hommes est-elle plus rapide que celle des femmes?
Pas
besoin de régresser en enfance, ils n'en sont jamais sortis.
- Pourquoi faut-il des
millions de spermatozoïdes pour fertiliser un seul ovule ?
Parce que les spermatozoïdes
sont masculins et refusent de demander leur chemin.
- Pourquoi les femmes choisissent-elles
toujours des mecs grossiers et immatures qui passent leur temps à boire de la bière
devant des matchs de foot? Elles ne choisissent pas ; il n'y en a pas d'autres.
-
Pourquoi les femmes ne clignent-elles pas des yeux pendant les préliminaires ? Elles
n’en ont pas le temps…
- Quelle est la différence entre un homme et un cochon ?
Si,
si, il y en a une ! Les cochons ne se conduisent pas comme des hommes quand ils sont
bourrés…
- Qu'est-ce que qu'une soirée romantique pour un homme ? Un stade de foot
illuminé aux chandelles.
- Quelle est la ressemblance entre un mari et une tondeuse
à gazon?
Ils démarrent difficilement, émettent des odeurs nauséabondes et sont en
panne la moitié du temps.
- Comment appelle-t-on un homme intelligent, sensible et
beau ? une rumeur.
- Les hommes sont la preuve que la réincarnation existe......On
ne peut pas devenir aussi con en une seule vie.
- Comment savoir si votre mari est
mort ? Vous avez accès à la télécommande...
- Quelle est la différence entre un homme
et le cancer? Le cancer, lui, évolue.
- Qu'est ce qu'un homme et un chien ont un
commun? Ils ne pensent qu'a jouer avec leur queue.
- Quelle est la différence entre
une balle de golf et le point G ? Un homme passera deux heures à chercher sa balle
de golf…
- Quelle est la différence entre un homme et une tasse de café? Y'en a pas,
les 2 tapent sur les nerfs.
- Quelle est la différence entre un homme et une tempête
de neige?
Aucune. On ne sait jamais combien de centimètres il va y avoir et combien de temps
ça va durer.
- Quelle est la différence entre les hommes et les places de parking?
Les bons sont toujours pris et ceux qui restent sont pour les handicapés.
- Quel est
le point commun entre un homme et une balançoire ? Au début c'est amusant, ensuite
ça donne la nausée.
- Quand un homme perd-il 90% de son intelligence ?Quand il devient
veuf
- Et les 10% restants ? Quand son chien meurt
- Pourquoi un homme ne peut pas
être beau et intelligent à la fois ?Parce qu'alors ce serait une femme !
- Pourquoi
Dieu a t il créé d'abord l'homme puis la femme ?
Parce qu'on pratique d'abord les
expériences sur les rats, puis sur les humains
- Pourquoi les hommes ont-ils la conscience
tranquille ? Parce qu'ils ne l'ont jamais utilisée...
Retour vers le menu “philousophe”